The beginning

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"Le reflet du miroir pèse sur sa vie..."



# Posté le lundi 19 novembre 2007 12:53

Modifié le mardi 15 avril 2008 15:55

Concours Jogg. Octobre 2007.

Concours Jogg. Octobre 2007.
Le 3 août.
22h.

Depuis mon retour de vacances, je me sens de plus en plus mal. Mon dos me fait horriblement souffrir.
Je suis allée voir le medecin. Il m'a prescrit deux salopries de plus...Advienne que pourra. Je retourne le voir dans quelques jours, pour voir l'évolution.

Le 4 août.
22h.

J'ai encore mal. Les médicaments n'y changent rien. Je souffre. La plupart de mes articulations me font souffrir à présent.

Le 6 août.
21.30.

Je suis allée faire ma séance de chimio aujourd'hui, j'en ai profité pour retourner voir le medecin. La douleur devient insupportable. Il dit que le traitement doit faire son effet...d'ici quelques jours encore. J'ai mal. Sans parler de la fatigue, j'écris actuellement grâce a une force surhumaine. Je n'en peux plus.

Le 13 août.
21h.

Une stage d'une semaine à l'hôpital...Eprouvant. A mon retour, je suis allée prendre une douche directement. J'ai brisé mon miroire. Je ne supporte plus mon reflet. Je suis livide. Comme un cadavre. Et cette douleur incessante... Dieu, qu'on m'aide ! Ils m'ont dit qu'une infirmière passerait tous les jours à la maison. Mon mari est mort d'inquiétude. Je suis exténuée, de plus en plus. Je sens venir la fin. Ma famille aussi, je crois. J'ai surpris ma fille et ma mère en train de pleurer ce matin. Je n'ai plus d'appetit.

Le 16 août.
20h.

Ils ont voulu me faire retourner a l'hôpital ! J'ai refusé ! Je sais aussi bien qu'eux, même s'ils se refusent à me l'avouer, ces médecins tous aussi prétentieux les uns que les autres, que c'est la fin. Et ma fin sera où ma vie a été. A la place, ils ont fait venir un lit, comme dans les chambres, dans les hôpitaux. Il trône au milieu du salon. Ils pensent que ma solution n'est pas bonne. Je sais pourquoi. Ils doivent se dire que mes enfants ne doivent pas me voir mourir dans cette maison, où ils vivront après.
Après.
Mais j'estime avoir le droit de choisir où je vais vivre mes derniers instants. Et je veux que ce soit ici, près de ma famille. Je suis fatiguée. Je peux a peine rassembler mes idées et mes forces pour écrire. Je n'ai plus la force de manger non plus. Et de toutes façons, je n'ai pas faim. Ils me forcent, ces ingrâts.

Le 17 août.
19h.

Je dors toute la journée. L'infirmière m'a forcée à avaler un bol de soupe à midi. A quoi bon ?

Le 24 août.
16h.

Vu la tête des médecins aujourd'hui, j'estime la durée de ma vie restante a quelques jours, peut être quelques semaines, au mieux. Ou au pire. J'ai tellement mal. Je suis tellement fatiguée...Je suis tellement pâle... J'ai demander a ma fille de retirer du salon tout ce qui peut me montrer mon reflet. Si cruel ce reflet qu'il me gène. Mon fils vient demain.

Le 25 août.
18h.

J'ai vu mon fils. Entre deux sommes... Mon Dieu. Qu'ai-je donc fait pour meriter cette souffrance ? Je les entends tous, leurs pleures m'ont reveillée cette nuit. Mon fils a consolé sa petite soeur. Malgrès leurs efforts pour camoufler leurs sanglots, les voir ainsi me tue. Quelle ironie.

26 ...a...Août.
J'ignore l'heure qu'il est . Je n'ai plus aucune notion du temps.

Je... J'écrirais demain. Trop fatiguée...


29 août.
18h.

Toute la famille est venue manger à midi. Je n'ai pas pu rester plus de quelques minutes à table. La fatigue m'a gagnée, j'ai dû retourner me coucher, sous leurs regards lourds de peine.


30 août.

J'ai pû fumer une cigarette aujourd'hui ! Le regard que ma mère m'a jeté signifiait clairement " Tu devrais arréter..Arrète, s'il te plais. Juste pour quelques jours encore." Puis elle adisparue derrière la porte de la cuisine.
Ils sont tous venus aujourd'hui. Ils ne sont pas hypocrites. Je leur manquerai, je le sais.


2 Septembre.

Plus la force...Mal...Fatiguée...




Le 4 septembre 2005, Marie fût envoyé en urgence au centre hospitalier de sa ville. Elle a succombé d'un cancer du sein le soir même aux alentours de 21.30.




# Posté le lundi 19 novembre 2007 12:57

ConcoursJogg, Novembre 2007.

ConcoursJogg, Novembre 2007.
Ca y est ! C'est Noël ! Ce soir c'est le reveillon ! Amandine a tellement hâte ! Papa lui a promi qu'il passerait la voir dans la journée. De peur qu'il ne passe tôt dans la matinée, et pour ne pas le rater, elle a mis mon réveil très tôt ! Il est a peine sept heures du matin, et la petite fille est déjà assise sur son lit. Elle dessine un joli dessin pour son Papa, qui est son modèle, qui est son idôle, qui est absent.
Son dessin lui déplait, elle le déchire. Elle le recommence et s'applique. Maman entre dans la chambre pour vérifier que tout va bien.
"Oui, je prépare mon cadeau pour Papa" repond la petite fille, ravie.
Maman lui tend une petite boîte dans un joli papier rouge et or.
"Tiens, tu lui donneras aussi celui-là...Je l'ai acheté pour lui, mais de ma part, il ne l'acceptera pas."
"Pourquoi ?"
"Tu es trop petite pour comprendre, donne-le lui, il sera content."
Amandine attrape le petit paquet. "Pas très lourd" se dit-elle "s'il n'est pas lourd, ni gros ce ne doit pas être un très beau cadeau..."
"Maman ?" appelle Amandine en courant dans la cuisine où sa mère est retournée.
"Qu'est-ce qu'il y a dans la boîte?"
"C'est une montre."
Satisfaite de la réponse, Amandine retourne dans sa chambre. Dans cette pièce jaune qui lui est reservée, elle fouille ses coffres à jouets, à la recherche du déguisement le plus somptueux qu'elle puisse trouver pour acceullir son Papa. Elle essaie tout, et ne trouve rien d'assez joli pour lui. Alors Amandine demande de l'aide à sa mère qui lui répond qu'elle est magnifique peu importe la façon dont elle sera habillée. Mais Amandine n'est pas dupe, elle sait que son Papa est un garçon. Alors elle court au salon, trouver son subsitutu de père. En l'apercevant dans sa robe de princesse bleue, Baptiste lui assure qu'elle est la plus jolie des petites filles. Amandine demande si cela plaira à son Papa, parce qu'après tout, c'est pour lui qu'elle s'est accoutrée ainsi.
"Tu sais Baptiste, Papa vient me voir aujourd'hui !"
"Oui, je le sais" répond-t-il à celle qu'il considère comme son enfant, avec une tristesse profonde dans la voix. Lui et la mère d'Amandine savent qu'après cette rencontre, Amandine retrouvera sa vie de petite fille triste, parce que "papa pas là", ils savent tous les deux qu'ils devront la consoler plusieurs nuits par semaine, lorsqu'elle pleurera en suppliant "Papa" de venir la consoler, mais qu'elle ne verra que Maman ou Baptiste accourir. Ils savent tous les deux que Richard ne quittera jamais cette vie d'homme libre à laquelle il tient plus que tout, pour voir sa petite fille plus de quelques jours par an. Ils savent que leur petite fille chérie le vit mal. Ils savent...mais ne peuvent rien.
"Tu es magnifique , Amandine !" reprend Baptiste lorsqu'il parvient à revenir à ses esprits, en se forçant à sourire, " aucun doute, il aimera"
Le reste de la journée se passe dans l'attente et les préparatifs, car on fête noël à la maison cette année, toute la famille de Maman et de Baptiste sera là.
Arrive 18h. C'est l'heure qu'a donné Richard à sa fille. Elle regarde la pendule. Elle attend. 18.15...18.30...
19h. On sonne, Amandine court, Maman l'a devancée, amandine crie , elle VEUT ouvrir. Alors elle ouvre. Sur le seuil, son Papa. Il entre. Ca y est. Il est là, à moins d'un mètre d'Amandine. Elle ne se sent plus de joie. Elle a un sourire gigantesque. Mais elle reste dans ses petits souliers. Que dire à cet inconnu si cher à son coeur ? Que faire ? Lui sauter dans les bras ? Lui sourire poliement ? Lui faire la bise ? Amandine l'ignore. Alors c'est lui qui fait le premier pas.
"Bonjour, Amandine, j'ai ramener ça pour toi ! "
Amandine ouvre de grands yeux. C'est un joli paquet violet, avec de jolis rubant jaunes. Amandine aime les rubans, elle peut ensuite s'en faire de jolis chouchoux. Papa le sait-il ? Oh, mais quelle idiote fait-elle ! Amandine, dans son empressement de voir son Papa, à oublié son cadeau sur son lit. Elle déclare a Richard qu'elle revient et lui rend le cadeau violet. Elle court, court, puis elle revient. Panique ! Papa n'est plus dans la cuisine ! "Papa ! Papa !" Hurle-t-elle au bord des larmes. "Nous sommes dans le salon !" répond Baptiste, désolé de la situation. Amandine court jusqu'au salon, elle aperçoit son père et se rue vers lui, son cadeau à la main. Elle lui tend , toute souriante. Il le prend, et dans un sourire, lui donne le paquet violet. Amandine l'attrape avec une vigueur deconcertante. Elle l'ouvre, c'est une boite de toutes les couleurs. C'est une boîte à musique Elmer, Amandine le sait, c'est exactment celle qu'elle a vue avec Maman la semaine dernière ! Comment Papa a-t-il su ? Papa est très fort, il devine toujours quel cadeau Amandine veut pour Noël et pour son anniversaire. Il le sait comme Maman ! Amandine est heureuse. Amandine sourit. Richard ouvre son cadeau, il contemple la montre, il la passe à son poignet en murmurant un "merci" poli. Il repose la boite vide sur la table. Amandine sort alors son dessin de sa poche et le lui tend. Richard le prend et le regarde pendant quelques secondes. Ces secondes semblent interminables a Amandine qui attend son jugement, comme si ce dessin scellait son destin, comme si on jouait sa vie sur le jugement de Papa. Richard pose sur sa fille un regard amusé. Il la remercie en lui tapotant l'épaule...Amandine est heureuse...
"Bon...Il est temps que je reparte, Ismaël m'attend."
Richard se lève, serre la main de Baptiste, fait la bise à son ex-femme puis s'approche d'Amandine, qui sent déjà les larmes lui monter au nez. Richard l'embrasse, un petit bisou maladroit sur le front. Puis il repart. Ca y est, il est hors de vue d'Amandine. Elle entend la porte claquer. Baptiste s'approche d'elle, mais avant qu'il n'est pu la prendre dans ses bras, elle est déjà repartit à tout trombe pleurer sur son lit. Dieu merci, songe Baptiste et sa femme, Amandine n'a pas remarqué le dessin sur la table, oublié par Richard, sur lequel on peut voir une petite fille qui tient la main de deux personnes à côté d'une grande maison.
"Amandine, Papa, Maman"

# Posté le lundi 19 novembre 2007 12:59

Et puisqu'on parle reflet...

Et puisqu'on parle reflet...

Le reflet du miroir
Pèse sur mon âme.
Comme une lame
Il me déchire.

Je ne supporte pas
Ce reflet dans la glace
Me montrant chaque disgrâce,
Qui pour vous, n'existent pas.

Pour vous, illusions malsaines,
Pour moi, réalité insuportable.
J'éprouve pour mon corps tant haine.
Psychose inavouable.

Riez de moi - c'est ça !-
Lorsque je dis ça,
Mais vous ne savez pas,
Je ne me supporte pas.

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# Posté le lundi 19 novembre 2007 13:18

Instant Nostalgie.

Instant Nostalgie.

I ωαи †ø cøмε bαcķ ħεяε ωιħ уøυ...



C'était fantastique, c'était magique...
Les paysages, les Grecs, le mini bus :p, et puis Vous...
De toutes petites photos pour de grands moments.

# Posté le samedi 08 décembre 2007 13:02